|
|
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
CFDT

Vos droits aux congés payés
Comment calculer ses vacances et comment les prendre ? Conseils pratiques.
Le
nombre de jours
Un salarié a droit à 2,5 jours ouvrables
de congé par mois effectivement travaillé pendant
l’année de référence, c’est-à-dire
la période allant du 1er juin de l’année précédente
au 31 mai de l’année en cours. Ainsi, pour douze
mois de travail effectif, les droits sont de trente jours ouvrables.
Pour dix mois, ils s’élèvent à vingt-cinq
jours ouvrables, ou à quinze jours pour six mois, etc.
Lorsque le calcul n’aboutit pas à un nombre entier,
la durée du congé est arrondie au chiffre supérieur.
Le travail effectif : c’est le temps de travail réellement effectué durant l’année de référence. Néanmoins, sont assimilées à du travail effectif des périodes correspondant à certaines absences : congés payés de l’année précédente, repos compensateurs, jours de repos acquis au titre de la RTT, congé maternité, congés de formation économique, sociale et syndicale, arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle, congés pour événements familiaux, congés de formation.
Le
mode de calcul des droits
Concernant le calcul des congés, la loi assimile à
un mois de travail effectif les périodes équivalentes
à quatre semaines ou 24 jours de travail. Mais ces 24 jours
correspondant à des semaines de 6 jours, l’équivalence
est de 22 jours pour une semaine de 5 jours et demi, de 20 jours
pour une semaine de 5 jours, etc.
Pour arriver à 2,5 jours ouvrables de congés, trois
bases de calcul (la plus favorable devant être retenue)
sont donc possibles :
• les mois entiers de travail
accomplis de date à date, du 1er septembre au 1er octobre,
ou du 21 février au 21 mars, par exemple ;
• les périodes de
4 semaines complètes mais qui ne se suivent pas forcément,
par exemple une semaine en mai, une autre en juin et deux en octobre ;
• les périodes de
20 jours de travail, qui ne se suivent pas obligatoirement non
plus.
La
période de prise des congés
Les congés peuvent être pris dès l’ouverture
des droits, c’est-à-dire avant la période
légale (qui court du 1er mai au 31 octobre), en cas d’accord
avec l’employeur.
À défaut de convention ou d’accord collectif,
c’est l’employeur qui fixe la période et l’ordre
des départs, après avoir consulté le comité
d’entreprise et les délégués du personnel.
Cette période doit, de toute façon, comprendre la
période légale et être communiquée
aux salariés deux mois avant son ouverture.
En dehors de la période ainsi établie, aucun départ
en congé payé ne peut être imposé.
Sauf circonstances exceptionnelles, dès lors qu’il
a fixé les dates de congé d’un salarié,
l’employeur ne peut plus les modifier sans son accord dans
le mois qui précède son départ.
Il faut également savoir que les conjoints et les partenaires
liés par un Pacs qui travaillent dans la même entreprise
ont droit à un congé simultané.
La
répartition des congés dans le temps
Congé principal. Chaque
salarié doit bénéficier d’un congé
principal d’au moins 12 jours ouvrables continus, compris
entre deux jours de repos hebdomadaires. Lorsque les droits acquis
sont inférieurs à ces 12 jours, le congé
doit être pris en une seule fois.
Ce congé principal doit, en principe, être attribué
pendant la période légale.
Les jours dus peuvent donner droit, sauf accord – individuel
ou collectif – contraire, à 2 jours supplémentaires
de congé lorsque le salarié prend au moins 6 jours
ouvrables en dehors de la période légale, ou à
1 jour supplémentaire s’il prend entre 3 et 5 jours
ouvrables.
Cinquième
semaine. Le congé principal continu ne peut excéder
24 jours ouvrables. La 5e semaine devra donc être prise
en dehors du congé principal. Néanmoins, les salariés
justifiant de contraintes géographiques particulières
(travailleurs étrangers retournant dans leur pays d’origine,
notamment) peuvent accoler la 5e semaine à leur congé
principal.
Il faut noter en outre que le fractionnement de la 5e semaine
ne donne pas droit à des congés supplémentaires.nDécryptage
Jours ouvrables, jours
ouvrés
Les jours « ouvrables » sont tous
les jours de la semaine à l’exception du dimanche
et des différents jours fériés chômés.
Par conséquent, le samedi, même s’il
n’est pas travaillé habituellement dans l’entreprise,
est considéré comme un jour ouvrable. Ainsi
les 30 jours ouvrables auxquels tout salarié a droit
au titre des congés payés après avoir
travaillé effectivement douze mois dans l’entreprise,
correspondent à cinq semaines de vacances.
À noter que les jours ouvrables ne doivent pas être
confondus avec les jours « ouvrés »,
lesquels sont les jours effectivement travaillés
de la semaine, c’est-à-dire, en général,
du lundi au vendredi inclus.
Jours fériés
et congés payés
Comme le stipule le Code du travail (article L22-1),
il existe, en France, onze jours fériés :
le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le
8 mai, le jeudi de l’Ascension, le lundi de Pentecôte,
le 14 juillet, l’Assomption (15 août), la Toussaint
(1er novembre), le 11 novembre, le jour de Noël.
Le cas particulier
du 1er mai
Seul le 1er mai est obligatoirement chômé
et payé. Mais, quand la bonne marche de l’entreprise
exige la présence de tout ou partie des salariés
ce jour-là, leur rémunération doit
être doublée.
Le repos des autres jours fériés n’est
pas obligatoire (sauf pour les jeunes de moins de 18 ans
et pour les apprentis). Mais les conventions collectives
ou les usages professionnels prévoient très
souvent le chômage de ces jours fériés,
ce qui permet aux salariés de ne pas travailler tout
en percevant leur rémunération.
Paiement des jours
fériés
Si le jour férié est travaillé,
il n’ouvre légalement droit à aucune
majoration de salaire, sauf disposition contractuelle ou
conventionnelle plus favorable.
Si le jour férié est chômé :
– lorsque ce jour férié tombe un jour
habituel de fermeture de l’établissement, il
n’ouvre droit ni à indemnisation, ni à
repos compensateur ;
– lorsque le jour férié correspond,
au contraire, à un jour habituellement travaillé,
les situations diffèrent selon le mode de paiement
du salarié (personnel mensualisé ou payé
à l’heure, travailleur temporaire, salarié
en CDD ou à temps partiel, etc.)
Incidence sur les
congés payés
Lorsque le décompte des congés payés
est effectué en jours ouvrables (du lundi au samedi
inclus), le congé doit être prolongé
d’un jour quand un jour férié coïncide
avec un jour ouvrable, même s’il est chômé
dans l’entreprise. Lorsque les congés payés
sont calculés en jours ouvrés, le congé
doit être prolongé d’une journée
lorsque le jour férié coïncide avec un
jour ouvrable non travaillé dans l’entreprise.
Mais si l’entreprise accorde à ses salariés
des congés plus longs que ceux prévus par
la loi, le congé annuel n’a pas à être
prolongé quand un jour férié coïncide
avec un jour ouvrable mais non ouvré qui n’est
pas normalement travaillé.
Le jour férié inclus dans les congés
n’est pas indemnisé au titre de congé
payé.
Incidence des ponts : sauf convention contraire, le
salarié se trouvant en congé payé annuel
lors d’un pont chômé et payé par
l’employeur ne bénéficie pas d’un
jour complémentaire de congé ni d’une
indemnité compensatrice de salaire.
Pour
en savoir plus
• Consulter le mode
d'emploi Les congés
sans solde et notre dossier
Vacances, un droit pour tous.
• Textes de référence
Au chapitre « Congés annuels »,
le Code du travail évoque tout ce qui concerne les
congés payés. Les articles
L.223-1 à L.223–17 abordent successivement
le droit aux congés, la durée du congé,
la période et l’ordre des départs, le
fractionnement et, enfin, les indemnités de congés.
Certains points font l’objet de compléments
ou de précisions aux articles R.223-1
à R.223-4 et D.223-1
à D.223-6.
Tel et Fax :SERVICE JURIDIQUE :03 25 56 43 91
ul-cfdt@orange.fr
Maison des Syndicats- 17 Rue Waldeck Rousseau -52100 SAINT-DIZIER